Interview de Masami Tsuda (Kare Kano)

Comment et pour quelle raison êtes-vous devenu mangaka ?
Lorsque j'étais au lycée, j'ai eu l'idée d'une histoire très longue, ce qui m'a donné l'envie de devenir mangaka afin e pouvoir la dessiner. Après avoir envoyé mes travaux aux éditeurs plusieurs fois, j'ai finalement reçu un prix, ce qui m'a permis de faire mes débuts professionnels.

D'ou vous est venue l'idée de kare kano ?
Dans le courrier des lecteurs au journal, il y avait ce témoignage qui disait : "Ma bru, lorsquelle est dehors, est extremement polie et gentille, ce qui fait que tout le monde me l'envie, alors qu'à la maison, elle est complètement différentes!" Et la lettre de cette mère m'a beaucoup amusée, c'est une images qui m'est restée longtemps. En plus cela, ily a aussi le roman de Lucy Maud Montgomery, Anne of green gables (akage no An), avec cette histoire de rivalités pour le prix du meilleur élève entre un garçon et une fille, que j'ai beaucoup aimée. Ces deux images sont restées un moment dans mon espri, et je m'en suis servi pour construire mon histoire... Je n'ai aucunement utilisé des anecdotes en rapport avec ma vie privée, n'étant pa sune élève model moi-même.

Kare kano est une véritable alchimie entre des histoires sentimentales et d'autres humouristique. N'est-ce pas trop difficile de mélanger ces deux genres a priori oposés ?
Je n'y jamais vraiment pensé, je me contente de écider sur l'instant de ce que je vais raconter. Je me disais juste que je me lasserais d'une simple comédie, tout comme je me lasserais d'une simple histoire d'amour : c'est pourquoi j'ai utilisé ces deux aspect en même temps.

Comment organisez-vous votre travail, l'élaboration du manga, votre studio, votre emploi du temps ?
Lorsque je prépare le scénario, je travaille de midi environ jusqu'à la fin de la soirée, alors que lorsque je dessine, je le fais durant toute la journée. Sur un mois d etravail, je prends les dix premiers jours pour préparer et construire l'histoire, et je dessine ensuite jusqu'au 22 pour rendre mes planches. Pour m'aider, j'ai quatre assistants et un éditeur.

Comment s'est déroulé la génèse de l'adaptation animée de votre manga ?
Ce sont les studios Gainax qui m'ont exprimé leur désir de faire un dessin animé. De mon côté, je souhaitais que le plus d emonde possible puisse lire mon histoire, donc j'ai accepté leur proposition. Cela dit, je ne regard pas de dessins animé, et je n'y connais absolumment rien.

Avez-vous participé vous-même, de près ou de loin, à cette adaptation?
J'étais présente lors d el'audition des doubleurs. Pour le reste, je leur ai fait confiance et je ne m'en suis pa spréoccupée. Au moment ou j'ai confié l'adaptation à d'autre spersonnes, je savais que cela ne serait pas "mon" Kareshi Kanojo No Jijyo, même si l'adaptation était la plus pure et la plus fidèle. Je leur ai donc laissé carte blanche, en faisant attention à ne pas leur faire de commentaires. Et au final, un grand nombre de personnes ont pu voir mon histoire, même en France! J'en suis très contente.

Qu'aviez vous fait dans le domaine des manga avant Kare Kano ?
Durant deux ans, au paravant, j'ai écrit un grand nombre de récits courts.

En tant qu'auteur, qu'elle est votre opinion sur la production actuelle de Shojo Manga ?
Je ne lis pas vraiment de Shojo Manga. Ce qui fait que je connais très peu ce média, étant une grande lectrice de romans.
Kare Kano peut être aussi bien lu par de jeunes filles que de jeunes hommes. Vous êtes-vous adaptée à ce lectorat ou celui-ci s'est-il adapté à vous ?
En fait, je n'ai jamais vraiment eu d'affinités avec les histoires d'amour que l'on trouvait ans les titres Shojo. Lorsque j'étais à l'école, je ne lisais que des Shonen Manga. Les récits y étaient épiques, et j'aimais beaucoup le côté dramatique des scénarios. Je lisais donc surtout des oeuvres écrites par auteurs masculins. peut-être cela m'a-t-il influencé, en effet .

La famille Miyasawa apparait comme radicalement différente de l'images que l'on a de la famille japonaise traditionnelle en France. Pourquoi ce choix ?
Je n'arrive pa svraiment à imaginer quelle est pour vous, les Français, l'image d'une famille modèle japonaise. mais des familles comme les Miyasawa, basées beaucoup sur des relations" amicales", sont assez nombreuses, je pense. Donner l'images d'une famille où tout le monde s'entend bien, c'était surtout cela mon but.

Pero pero n'est-il pas inspiré de Taré panda?
Vous trouvez qu'il lui ressemble? Vous savez, je ne suis pas très au fait es petits personnages qui peuvent exister, donc je ne sais pas vraiment. pour dessiner Pero Pero, je me suis inspirée de photos de moi lorsque j'étais bébé et que je tirais des tronches pa spossibles, car elle me faisaient rire.

Que comptez-vous faire après Kare Kano?

Je n'y ai pa sencore réfléchis pour l'instant, et me consacre uuniquement à cette série.

Animeland n°97 décembre2003 / janvier2004
Interview réalisé par Meko et Mathieu Pinon. Traduction de grégoire hellot, Sato Daisuke et Hongo Kaori. remerciement à Pascal Lafine des éditions Tonkam.
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